
Ce ciel, c’était hier soir. Après la mauvaise nouvelle du week-end j’avais besoin hier de décompresser. De me promener dans mon jardin, sans avoir à ramasser les pommes, les noisettes, promener L qui hurle, tondre la pelouse, arroser les graines, faire sécher le linge, etc.
Juste respirer, marcher et observer. Photographier aussi bien sûr car mon troisième oeil est bel et bien ancré dans mon Canon.
[L’observation permettrait donc de découvrir que le troupeau de vaches dans le champ voisin est en fait un troupeau de jeunes taureaux :) ]
Et aujourd’hui, j’ai eu une visite impromptue : une dame, amie de l’ancienne propriétaire et qui venait, avec sa bénédiction, ramasser des pommes tombées de l’arbre. Comme nos pommes sont en train de pourrir par terre, je lui ai proposé d’en ramasser deux ou trois… caisses. En échange, elle a proposé de venir en ramasser pour nous dans 15 jours, quand le vent aura soufflé. La parisienne que je suis n’arrive pas encore à être totalement détendue et dépourvue de suspicion devant les gestes gratuits, ce qui arrive tous les jours ici. C’est étrange ce sentiment d’être toujours sur le qui-vive et en même temps de s’en vouloir pour ça, tout en se disant que quand même, tant de gentillesse, c’est louche. Vous me suivez ?
Me rappelle une chanson de Brassens ça… je vous laisse deviner laquelle. Le premier qui trouve gagne… ben un kilo de pommes !
