J’ai arrêté d’écrire ici mais je ne sais plus pour quelles raisons. Peut-être que le temps manquait et peut-être aussi que je ne savais pas pour quoi ou pour qui j’écrivais. Pour donner des nouvelles de l’ouest ? Pour capter quelques petits bonheurs glanés ici et là ? Pour vider ma tête et mon coeur ? un peu tout ça sans doute.
Aujourd’hui j’ai besoin d’écrire à nouveau pour tourner la page. Des pages. Je ne sais pas si j’y arriverai. Parce que j’ai tout un dictionnaire à tourner en fait. Tourner la page des déceptions à répétition, des promesses non tenues, des absences infinies, des mots non-dits, des injustices impunies, des fardeaux trop lourds à porter, des bêtises humaines trop bêtes pour être redressées, des trahisons petites et grosses dont les auteurs ne s’aperçoivent plus eux-mêmes et tourner la page de cette solitude profonde et de mes décalages perpétuels au monde.
Je veux tourner la page de toutes ces guerres qui m’épuisent.
