Ça semble être un événement. Et c’en est un.
La dernière fois que je suis partie quelques jours c’était en juillet dernier avec L. et ses copains. Une semaine comme un rêve furtif. Ensuite j’étais fauchée, ensuite il y a eu les travaux de la cuisine, ensuite Noël (et j’étais encore plus fauchée) et ensuite la voiture au garage pendant un mois. Bref, les moitiés de mois sont difficiles.
Mais ma soeur de coeur me fait ce cadeau d’anniversaire : un voyage à Manchester ! L’Angleterre au printemps, la région des grands lacs, les pubs, Londres au passage… à nous l’échappée belle de ce roadtrip sur la voie de gauche des routes parsemées de moutons, à écouter George, Liam, Sinead et les autres à fond la caisse. A nous les randos bordées de rhododendrons en fleurs, les selfies à 3 (Lily sera avec nous) toutes les 10 minutes, les vues à couper le souffle masquées par le brouillard :) et les English Breakfast !
Londres, Manchester (fief d’Oasis), the Lake District… ma came.
Ça fait un mois que je ne pense qu’à ce voyage, que je tiens nerveusement jusque là (ne pas craquer, ne pas chopper la crève, ne pas s’écrouler), que je courbe l’échine chez Z pour arriver, pas trop abîmée, pas trop épuisée, devant mon Ouigo demain.
Je vais me faire violence pour ne pas m’inquiéter pour N., pour les chats, la maison.
Et, merveille de voyager en ayant un endroit à soi où revenir : je sais qu’à mon retour les iris auront fleuri, le magnolia aura fait quelques bourgeons (il a l’air de tellement se plaire), le grand tilleul aura peut-être fini de défroisser ses feuilles encore fripées, l’acacia se parera de vert au-dessus de mon hamac, la corbeille d’argent aura triplé de volume et peut-être… peut-être qu’un lilas sera en fleur.
