Poignet douloureux et dos en vrac. Mobilité réduite. Douleur. Rouge.
Osthéo.
Elle : « ça vous gêne les techniques où on fait craquer ? »
Moi : « non, pas du tout. »
Craquage de ma carcasse donc. Ses mains s’arrêtent sur mes vertèbres, mon poignet, les petits os à la base de mon crâne, mes épaules.
Elle : « ah oui dis donc, vous n’êtes qu’un bloc de tensions, y’a rien qui bouge. Vous êtes nouée… c’est la colère non ? »
Moi : « … »
Craquage des émotions. Je pleure et je ris tout en même temps, je ne peux pas m’arrêter. Elle s’arrête car mes spasmes de pleurs-rires l’empêchent de continuer. Je me calme. Elle me parle gentiment. Toute la journée je cotoie des humains qui ne voient rien de cette colère. Elle, elle l’a lu dans mon corps, tout de suite et sous chacun de ses gestes.
55 minutes plus tard, je sors. Elle a tapé un compte-rendu long comme le bras.
Merci. Pour le soin. Pour l’attention. Pour les mains.
