Il m’en coûte tant de ne jamais pouvoir être moi-même chez Z. Un épuisement total : physique, émotionnel, psychique. Ne pas pouvoir dire ce que je pense (parce que je pense souvent à contre-courant), ne pas pouvoir me sentir utile, ne pas pouvoir apporter mes idées et encore moins les mettre en oeuvre… et pire encore : ne pas m’autoriser à ressentir ce que je ressens. Faire semblant de ne pas être affectée par l’individualisme, par le manque d’engagement, moi dont la vie n’est drivée que par l’engagement.
Côtoyer les IAddicts qui, dans la même conversation, parlent de canicule et de tokens sans faire le rapprochement. Ils passent des jours à faire (moyennement) ce qu’on mettait une heure à (bien) faire et n’ont qu’un mot à la bouche : performance. Quelle ironie.
Avoir envie de hurler en permanence (et hurler dans la voiture quand je suis seule pour ne pas péter un câble). Sourire malgré tout, quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive, quoi qu’il en coûte. Porter ce masque de positivité (quand la maison brûle), s’obliger à l’incarner pour ne pas vivre constamment en dissonance cognitive.
Parce que tout cela, aussi, un jour passera.
