Aujourd’hui est un jour sans. Et il va falloir faire avec.
Simple manque de sommeil ou épuisement ? je ne sais pas. Mes batteries émotionnelles sont à plat. Mon étincelle créative absente. Je n’ai qu’une envie : dormir.
Je sais depuis longtemps que je ne peux compter que sur moi-même pour gérer ces moments de vide. Je n’ai ni partenaire de vie ni proches qui peuvent m’entraîner dans leur sillage d’énergie ou me porter quelques instants le temps de reprendre mon souffle.
Alors il m’a fallu mettre en place quelques stratégies de contournement pendant ces marées basses
- avoir toujours 2 ou 3 repas faciles à préparer dans les placards : l’hiver c’est soupe toute prête, conserves ou sachets de lentilles. L’été c’est quelque chose de facile à préparer et du fromage
- avoir un mini budget pour commander des repas en livraison si besoin
- se coucher un peu plus tôt et accepter aussi de faire la sieste ou de dormir quand mon corps le réclame
- avoir préparé des petits projets à reprendre qui me redonneront de l’énergie créative : tricot, scrap, petits travaux de menuiserie ou de couture
- se focaliser sur tout ce qui est beau autour de moi : Yahoo, Suki, mon jardin, une page de carnet, une belle assiette, un tableau, une photo que j’ai réussie, …
- accepter que je ne construirai pas grand chose pendant ces moments mais que l’énergie reviendra
Ce retrait du tumulte consiste également à s’absenter intérieurement, dans un état proche de la méditation : observer le flux de mes pensées, la culpabilité et la fatigue, mais les tenir à distance parce que je ne suis, de toute façon, pas en mesure d’agir dessus.
Activer le pilote automatique et traverser les nuages dans mon avion invisible, jusqu’au retour de l’énergie.